Accident du travail: Le détail du projet de loi


Suivi: 
Le dernier texte réglementaire intervenant en la matière est :
L'arrêté du ministre de l’emploi et des affaires sociales n° 3383.14 du 18 septembre 2014 fixant les contributions à recouvrer au titre de l’année 2014 pour l’alimentation des fonds créés en vertu de la législation relative à la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles.
(Publié au B.O du 1er déc. 2014)

Ainsi, la contribution des employeurs aux fonds du travail, qui est fixée à 8% sur les primes concernant les accidents du travail, demeure inchangée pour l'année 2014

Bon à savoir:
Le fonds de majoration des rentes sert des majorations aux personnes qui ont eu un accident du travail ou souffrent de maladies professionnelles.


L'arrêté du Ministre de l'Emploi et des Affaires Sociales n° 160.14 du 19 rabii I 1435 modifiant et complétant l’arrêté du ministre du développement social n° 919-99 du 14 ramadan 1420 pris pour l'application du dahir du 26 joumada I 1362 étendant aux maladies professionnelles les dispositions de la législation sur la réparation des accidents du travail.   
(Publié au bulletin officiel du 27 octobre 2014  n° 6303)


· La déclaration du sinistre à l’assurance incombera à l’employeur
· Le texte, qui compte 197 articles, introduit la procédure de conciliation

Le projet de loi sur les accidents du travail est prêt et attend d’être soumis au Conseil de gouvernement. Ce texte qui a fait l’objet d’une série de consultations entre les assureurs et les syndicats ne prévoit pas de charges supplémentaires à l’encontre des employeurs. Il ne remet pas non plus en cause les acquis des victimes d’accidents du travail. Aucun changement n’intervient donc dans les modalités d’indemnisations, que le taux d’IPP (Incapacité physique permanente) soit inférieur ou supérieur à 10%.
Ce texte qui compte 197 articles opère une mise à niveau par rapport aux lois qui existent et évite la «dispersion» que connaît la législation actuelle, laquelle compte plus de 300 articles. Le Dahir de 1927 sur les accidents du travail ayant connu de nombreuses modifications.
Un des principaux changements qui sera introduit par ce texte reste incontestablement l’allégement des procédures de déclaration de l’accident du travail. Le passage des victimes par les autorités locales qui se chargent de l’acheminement des dossiers au tribunal est supprimé. Ce qui réduit considérablement les délais. D’ailleurs cette notion de raccourcissement des procédures est perceptible dans tout le texte. Plus précisément, l’article 14 du projet de loi souligne que la victime d’un accident du travail ou ses ayants droit sont tenus d’informer l’employeur ou un de ses représentants le jour même de l’accident ou dans les 48 heures maximum sauf cas de force majeure. De son côté l’employeur doit saisir la compagnie d’assurance dans un délai maximal de 5 jours. Autrement dit, la déclaration de l’accident du travail sera faite par l’employeur à l’assureur.
Si la victime ne dispose pas d’une couverture AT, elle devra recourir à la justice. Le tribunal de première instance est le seul habilité à statuer sur tous les conflits relatifs aux accidents du travail et à l’application de la loi.
Autre changement de taille, la mise en place de la procédure de conciliation à l’amiable. Une mesure qui assurera un gain considérable de temps et d’argent. Les procédures actuelles étant jugées trop longues et coûteuses. L’article 132 du projet de loi rend obligatoire cette procédure de conciliation. Les tribunaux devant constituer un dernier recours.
· Stopper l’hémorragie des IPP de complaisance
La victime de l’accident du travail ou ses ayants droit et la compagnie d’assurance doivent parvenir à un accord sur les indemnités qui seront octroyées. Une offre doit être présentée par l’assureur dans un délai de 60 jours de la guérison ou du décès. La victime ou ses ayants droit sont, à leur tour, tenus d’informer l’assureur de leur décision dans un laps de temps de 30 jours. Toute offre d’indemnisation acceptée par la victime ou ses ayants droit doit donner lieu à la signature par les deux parties d’un PV de conciliation définitif.
Pour stopper l’hémorragie des IPP de «complaisance», l’expertise médicale sera effectuée de manière conjointe par le médecin traitant et le médecin conseil de l’entreprise d’assurance. L’article 23 prévoit qu’en cas d’incapacité permanente, le médecin traitant et le médecin délégué par la compagnie d’assurance doivent délivrer un certificat médical indiquant le taux d’IPP conformément au décret du ministère de l’Emploi et celui de la Santé sur ce sujet. En cas de désaccord, le texte autorise l’assureur et la victime de l’accident du travail à recourir à l’arbitrage d’un médecin spécialiste.
Des changements concernant les ayants droit sont également prévus. La limite d’âge sera abandonnée pour les orphelins handicapés. Autrement dit, ils bénéficieront d’une rente à vie. Pour les autres, la rente sera servie aux enfants de moins de 16 ans ou âgés de 21 ans s’ils sont encore étudiants. Elle sera maintenue jusqu’à l’âge de 18 ans s’ils suivent une formation professionnelle. A en croire certains assureurs, ces modifications n’auraient pas d’impact significatif en termes de coûts. Quant aux veuves, elles auront droit à une rente de 50% du salaire annuel de la victime de l’accident du travail. La rente servie actuellement varie en fonction de l’âge: 30% avant l’âge de 60 ans et 50% au-delà. Cette mesure est jugée contraignante par les assureurs obligés d’opérer des revalorisations de rentes après quelques années. Ces derniers étaient favorables à la mise en place d’un seul taux.Khadija MASMOUDI Leconomiste

Le projet de loi sur l'indemnisation des accidents de travail sera soumis au Parlement en avril (2012)

Pour des raisons de procédure, le nouveau gouvernement avait retiré le texte du Parlement devant lequel il devait passer en octobre 2010. La conciliation sera rendue obligatoire avant toute procédure judiciaire. Le taux de rente des conjoints survivants fixé à 50% du salaire annuel réel de la victime.

Le projet de loi 26-10 relatif à la réparation des accidents du travail est remis dans le circuit d’adoption par le nouveau gouvernement. Il a été réexaminé par le conseil de gouvernement et, selon des sources proches du dossier, il sera soumis au Parlement lors de la prochaine session parlementaire qui débutera en avril. Ce projet avait été déposé une première fois en mai 2007, au Secrétariat général du gouvernement (SGG) et devait être adopté en 2008. Mais, en raison de l’importance des enjeux, la discussion entre les différentes parties prenantes (assurances, partenaires sociaux, ministères des finances et de l’emploi) a quelque peu traîné et ce n’est qu’en 2010 qu’il avait été soumis une première fois au Parlement.
L’objectif de la réforme du système d’indemnisation, encore régi par le dahir du 6 février 1963, est d’introduire plus de transparence dans les procédures administratives et techniques et de réduire la durée de règlement. Actuellement, le traitement d’un dossier d’AT peut s’étaler sur 5 ans en moyenne. D’après les statistiques des assureurs, près de 65 000 accidents du travail, en majorité dans les BTP et les activités de manutention, sont déclarés chaque année. Le coût moyen d’un AT se situe entre 3 000 DH et 8 000 DH.

Un délai fixe pour le règlement des dossiers

Le nouveau texte élaboré par le ministère de l’emploi apporte trois améliorations. L’introduction de la conciliation amiable, la première, est une innovation de taille parce que la procédure judiciaire explique la lenteur actuelle des règlements des dossiers AT. A l’avenir, la conciliation se fera directement entre l’assuré et son assureur sur la base de données techniques notamment le certificat médical et le taux d’incapacité fixé suite à un accord entre le médecin traitant de la victime et le médecin conseil de la compagnie. Ce n’est qu’en cas d’échec des négociations qu’il peut y avoir un recours judiciaire. Le règlement du sinistre se fera dans un délai précis qui sera fixé par un texte d’application.
Le projet introduit, dans un deuxième temps, la révision de la base de calcul de l’indemnisation. Calculées actuellement sur la base du salaire déclaré à la CNSS, les indemnités le seront sur la base du salaire annuel réel s’il est supérieur au Smig. S’il est inférieur au Smig, c’est celui-ci qui sera retenu.
Le troisième apport porte sur l’uniformisation de l’indemnité versée aux conjoints survivants. Selon la législation en vigueur, le taux de la rente viagère est égal à 50% du salaire annuel de la victime si le conjoint est âgé de 60 et plus. En dessous, il perçoit seulement 30% du salaire annuel. Le projet fixe le taux de la rente à 50% quel que soit l’âge. Aziza Belouas. La vie éco Mars 2012

Justice


La Cour suprême publie les rapports annuelsde 2007 et 2008



La Cour suprême a publié ses rapports annuels pour les années 2007 et 2008, dont le premier comporte des propositions législatives, des études et de la jurisprudence, alors que le second met en exergue le rayonnement international du Code de la famille.
Outre les propositions législatives, les études et la jurisprudence, le rapport de la Cour suprême de 2007, composé de cinq parties (317 pages de format moyen), présente les activités et les statistiques relatives à la Cour.


La première partie du rapport est relative à des propositions de dispositions juridiques portant sur l'amendement de certains articles du code de la procédure civile alors que la deuxième partie est consacrée aux études sur «les critères de contrôle judiciaire de la sécurité des opérations électorales entre les orientations de la Chambre administrative et le Conseil constitutionnel», «la position de la Cour suprême de la condition de possession en matière de dons après la décision n° 555», «une lecture dans les décisions de la Cour suprême relatives aux procédures de divorce» et «la protection pénale des deniers publics».
La troisième partie comprend, quant à elle, la jurisprudence de la Cour, des décisions émanant des chambres y afférentes alors que la quatrième partie porte sur les activités de la Cour, les circulaires émanant de sa présidence, la coopération judiciaire, les visites de terrain et la participation aux manifestations et fora nationaux et internationaux.

La dernière partie du rapport de 2007 concerne les activités des chambres de la Cour, les statistiques de l'année 2007 portant notamment sur les procès, les délais donnés aux procès présentés à la Cour suprême ainsi que l'évolution de l'activité de la Cour durant 50 ans.
Le rapport de 2008, composé de cinq parties (343 pages de format moyen), s'est attelé, en partie, à mettre la lumière sur le rayonnement international du Code de la famille.

La première partie du rapport présente des propositions relatives à l'amendement de certaines dispositions juridiques alors que la deuxième partie est consacrée au rayonnement international du Code de la famille à travers la publication des communications présentées devant des fora internationaux portant notamment sur «le divorce et l'héritage», «la mariage selon le code de la famille» et «la gestion des biens acquis durant la vie conjugale».

La troisième partie du rapport porte sur la jurisprudence de la Cour suprême à travers les décisions qui émanent de ses différentes chambres.
La quatrième partie de ce rapport 2008 concerne les activités de la Cour, notamment les circulaires émanant du premier président de la Cour et du procureur général du Roi, la coopération judiciaire et la participation aux manifestations internationales, alors que la dernière partie est relative à l'activité générale de la Cour.
Le Matin
Par MAP

Le dernier bulletin officiel


آخر عدد للجريدة الرسمية

من اجل التحميل إضغط هنا


Pour consulter le dernier bulletin officiel


Cliquez ici