
INDEMNITES DE LICENCIEMENT ET PARACHUTES DORES

LES PACTES D' ACTIONNAIRES

LES PACTES D'ACTIONNAIRES ET LEURS CLAUSES

L’injonction de payer au Maroc :
L’injonction de payer est une procédure peu coûteuse qui est utilisée lorsqu’il n’existe aucune contestation sur la créance, et généralement pour des créances d’un montant peu élevé, ou dont le recouvrement n’a pas engagé des frais judiciaires trop importants. Cette procédure est non contradictoire, elle permet d’obtenir une décision judiciaire sans qu’aucune des parties n’aient eu à comparaître. Elle peut être utilisée en matière civile ou commerciale. La procédure d’injonction de payer, une fois notifiée au débiteur, devient contradictoire si ce dernier s’oppose à l’ordonnance d’injonction de payer.
Les conditions de la procédure :
S’agissant aux dispositions du code de procédure civil et du code instituant les juridictions de commerce, une créance pour être « recouvrable », doit posséder un certain nombre de caractéristiques juridiques :
- la créance ne doit pas être prescrite ou éteinte
- elle doit être certaine (son existence se doit d’être incontestable),
- liquide (son montant doit pouvoir être évalué,( les article
- exigible (elle doit être échue).
- le débiteur ne doit pas être soumis à la procédure de liquidation judiciaire. (Art
- le domicile du débiteur doit être établi au Maroc
- la créance doit être établi par un acte écrit (art
Procédure :
La demande d'Injonction de payer est portée, selon le cas, devant le tribunal d'instance, ou devant le président du tribunal de commerce, dans la limite de la compétence d'attribution de ces deux juridictions.
Cette demande est formée par requête, conformément aux conditions de l’article 156 et 158 du code de procédure civil, remise au greffe par l’avocat du créancier (l’assistance d'un avocat est nécessaire).la requête est accompagnée des documents justificatifs.
Si, au vu des documents produits, la demande lui paraît fondée en tout ou partie, le juge rend une ordonnance portant injonction de payer pour la somme qu'il retient. Si le juge rejette la requête, sa décision est sans recours pour le créancier, sauf à celui-ci à procéder selon les voies de droit commun. (art
L’ordonnance d’injonction à payer devra être notifiée conformément aux prescriptions de la loi et selon les moyens prévus dans le code de procédure civil. (art 161, 37 et suivant) à savoir :
- par l’un des agents de greffe.
- Par l’un des huissiers de justice
- Par la poste par lettre recommandée avec accusé de réception
- Par voie administrative
Options du débiteur :
Il peut acquitter le paiement de la somme que l'injonction du juge le met en demeure de régler.
Le débiteur peut s'opposer à l'ordonnance portant injonction de payer.
Il peut ne pas payer la dette et ne pas faire opposition. En l'absence d'opposition dans le délai, l'ordonnance portant injonction de payer produit tous les effets d'un jugement contradictoire en dernier ressort.
Quand l’ordonnance devient exécutoire ?
D’après les articles 160,161, 162 et 163 du C.P.C l’ordonnance devient de plein droit exécutoire après 8 jours de la date de notification au débiteur.
Si la partie ou la personne ayant qualité a refusé la convocation, cette dernière est considérée comme valablement notifiée le dixième jours qui suit le refus opposé par la partie ou la personne ayant qualité pour recevoir pour elle la convocation.
Le délai d’appel contre les ordonnances aux fins d’injonction de payer est de 10 jours et dans ce cas l’appel n’a pas d’effet suspensif pour les injonction en paiement dont l’objet des effets de commerce ou actes authentiques, toutefois la cour d’appel peut par arrêt motivé, suspendre partiellement ou totalement l’exécution.
Si l’appel est rejeté, l’ordonnance produit son plein et entier effet et devient de plein droit exécutoire. (Art 163)
NB:
Préalablement à toute démarche d'exécution, il est prescrit de requérir auprès du greffe du tribunal du ressort, une attestation justifiant qu'il n'existe contre la décision à exécuter aucune opposition ou appel et réclamer, par la suite, une expédition exécutoire de la sentence rendue qui constitue la base de toute démarche d'exécution.
Etabli par MAJD
Le projet d’indemnité pour perte d’emploi soumis à l'examen
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Lire notre plus récent post au même sujet: Cliquez ici
Perte d'emploi : L'indemnisation pour perte d’emploi (IPE)
Feu vert de la CGEM pour I.P.E;
Cette indemnité est prévue pour 2014;
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Elle figure dans le Code du travail depuis 2004
Elle figure dans le Code du travail depuis 2004. Elle a fait l’objet de moult discussions, mais n’est toujours pas opérationnelle. L’indemnité pour perte d’emploi verra-t-elle le jour ? L’on rappelle que les discussions à ce sujet achoppent sur la part à payer par chacun. Les patrons veulent un partage équitable entre part patronale et salariale, les syndicats, eux, veulent que l’Etat soit partie prenante. Depuis qu’Abbas El Fassi, ex-Premier ministre, a malencontreusement dit oui à ce principe au printemps dernier c’est le blocage. L’administration n’a manifestement pas l’intention de cotiser et les syndicats se prévalent de la parole du chef de gouvernement. Or, dans les autres pays, seuls les salariés et les entreprises cotisent.
C.O. La Vie éco 2012-01-20
Le projet d’indemnité pour perte d’emploi soumis à l'examen
L’examen pour instaurer l’indemnité pour perte d’emploi est en cours. Le Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) vient de charger le comité de gestion et des études de se pencher sur le dossier.
L’indemnité pour perte d’emploi refait surface. Le Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) vient de charger le comité de gestion et des études d’examiner la possibilité d’instaurer une indemnité pour perte d’emploi. Cette initiative constitue un premier pas pour une mesure qui n’a jamais réussi à dépasser le stade de projet.
Lors d’une réunion de la commission de l’Agriculture et des Affaires économiques à la Chambre des conseillers sur la situation de la CNSS, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Jamal Rhmani, a déclaré que l’instauration de cette indemnité s’inscrit dans le cadre de l’accompagnement du salarié mis au chômage. Cette mesure permettra ainsi d’indemniser tous les travailleurs qui perdent leur emploi et non plus seulement pour des raisons économiques, technologiques ou structurelles.
Le salarié mis au chômage conservera tous ses droits sociaux y compris les allocations familiales et l’assurance-maladie, ainsi que le droit aux prestations de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) pour sa réinsertion au marché du travail. Une indemnité sera versée au concerné durant une période de 6 mois sur la base du salaire déclaré à la CNSS.
A noter qu’à l’origine, il était question de servir pendant les six mois d’inactivité 70% d’un salaire plafonné au Smig, soit 1.400 DH. Mais par la suite, il a été décidé de revoir le montant de cette indemnité. Ainsi, l’indemnité de chômage serait calculée sur la base de 70% d’un salaire plafonné à 6.000 DH, soit un montant maximum de 4 200 DH à servir pendant 6 mois. Mais l’éligibilité à cette indemnité reste assortie de plusieurs conditions : il faut être affilié à la CNSS et justifier de 1.080 jours d’assurance dont 216 jours de cotisations effectives avant la perte de son travail. La personne doit également prouver qu’elle n’exerce aucun emploi et justifier qu’elle ne perçoit ni pension de retraite ni celle de veuvage. La gestion de cette assurance sera quant à elle confiée à la CNSS. Par ailleurs, M. Rhmani n’a pas manqué de rappeler les mesures prises concernant la protection sociale des salariés notamment l’extension de la couverture de l’assurance maladie obligatoire (AMO) aux soins ambulatoires à l’exception des soins dentaires et le maintien du niveau actuel des cotisations jusqu’à 2013. Le ministre a souligné que l’arsenal juridique de la Caisse vise l’amélioration du niveau des pensions, l’extension de la couverture médicale aux retraités dont le montant mensuel de la pension ne dépasse pas 500 dirhams et l’augmentation du montant des allocations familiales de 150 à 200 DH par mois pour les trois premiers enfants.
Pour sa part, le directeur général de la CNSS, Saïd Ahmidouch a précisé qu’un portail baptisé «Damancom» a été mis en place dans le but de permettre aux entreprises d’effectuer leurs déclarations en ligne. Plus de 14.000 organismes ont choisi d’adhérer à ce service.
Par : Leila Zerrour :
Aujourd’hui le maroc
Le 21-04-2009 à 11:11
Embaucher un étranger

Embaucher un étranger: La marche à suivre •
L’ANAPEC doit attester de l’absence d’un candidat marocain
L’embauche d’un salarié étranger obéit à une procédure strictement encadrée par une circulaire du ministère de l’Emploi. Dans son économie générale, les prescriptions de cette circulaire s’inspirent du principe de la préférence nationale. Pour engager un salarié de nationalité étrangère, un employeur doit apporter la preuve qu’il n’existe pas de profil national équivalent sur le marché.
Excepté trois cas (Sénégalais,Tunisiens et Algériens), tous les autres étrangers sont soumis à l’obligation d’un permis de travail pour exercer une activité salariée au Maroc. Ce permis est délivré par les services du ministère de l’Emploi après avis émis par l’ ANAPEC (Agence nationale pour l’emploi et les compétences) au terme de l’instruction de la candidature d’un dossier détaillé soumis par l’employeur.
Pour justifier l’inexistence du profil objet du recrutement parmi les Marocains, toute demande est soumise préalablement à une publication de deux annonces dans la presse de l’offre d’emploi (une dans un journal francophone et une autre dans un titre arabophone). Pas dans n’importe quel journal cependant. Cette publicité doit bénéficier d’un minimum de visibilité et d’audience. Seuls les journaux tirant à plus de 10.000 exemplaires peuvent recevoir ces annonces. Ce verrou a été posé pour lutter contre un éventuel détournement de l’esprit de la procédure.
L’envoi des candidatures se fera au journal qui transmettra à l’ ANAPEC. Un délai de 10 jours est accordé pour recevoir les dossiers de candidature et procéder à leur traitement. Au terme de l’instruction d’un dossier, un rapport de sélection est établi par l’ ANAPEC, rapport dont les conclusions sont déterminantes sur l’avis de l’Agence quant à la disponibilité ou pas d’un profil marocain. Le problème, c’est que l’ ANAPEC ne consulte que sa base qui ne recense pas toutes les personnes qui cherchent un emploi.
Sont dispensés du permis de travail: les ressortissants de la Tunisie, de l’Algérie et du Sénégal, les conjoints de ressortissants marocains, les personnes nées au Maroc et y ayant résidé durant 6 mois au minimum. Les gérants, cogérants et actionnaires de sociétés, les experts détachés dans le cadre d’une expertise technique et pour une durée inférieure à 6 mois, les personnes détachées au Maroc par l’entreprise mère pour une durée limitée (2 à 3 ans) ne sont pas soumis à cette obligation. Les présidents et directeurs généraux de sociétés sont également exemptés, sans doute pour ne pas gêner les investisseurs étrangers. Il aurait été inconcevable de leur imposer le management de leur entreprise.
Cette flexibilité concerne enfin le sport et les activités culturelles. Les footballeurs et les artistes sont exemptés du permis de travail. Pour ces derniers, la durée de résidence ne doit pas dépasser les trois mois.
leconomiste A. S. Le 21/04/2009
Le salarié étranger, muni d’un mandat social ou non, est soumis aux dispositions des articles 516 et suivants du code du travail selon les quelles son employeur doit, avant de le recruter, obtenir une autorisation de l’autorité gouvernementale chargée du travail, accordée sous forme de visa apposé sur le contrat de travail dont le modèle est fixé par la même autorité. L’autorisation peut être retirée à tout moment sans aucun recours possible. La durée de l’autorisation est fixée par ladite autorité, elle est généralement d’une année.
En fait, dès l’expiration de la validité du visa, le contrat de travail prend fin de plein droit, et tous liens de travail entre les parties cesseront d’exister à partir de cette date.
Ainsi, la jurisprudence exclut l’application de la règle selon laquelle un CDD fait pour une année se transforme en CDI lorsque le contrat est renouvelé pour une ou plusieurs années.
La jurisprudence justifie sa décision par le fait que l’autorisation administrative est accordée par visa valide pendant une durée déterminée, qui ne peut être renouvelée ni prolongée et que le maintien de l’étranger à son poste doit faire l’objet d’une nouvelle demande d’autorisation, faite par l’employeur, accompagnée d’un nouveau contrat, et que l’imposition par le législateur d’un visa fixant la durée de validité fait que les relations de travail sont soumis aux règles du CDD, abstraction faite de la durée ou de la nature du contrat fixées par les parties.
La jurisprudence justifie également sa décision par le fait que l’administration se réserve le droit de contrôler les emplois occupés ou pouvant être occupés par les étrangers, et à protéger les nationaux contre une concurrence injustifiée. Il va sans dire que d’autres considérations autorisent ce contrôle, d’où le droit réservé à l’administration de retirer à tout moment le visa même en cours de validité.
L’on sait que le principe admis par les articles 16 et 17 de la loi 65/99 est qu’un CDD ne peut avoir, ni pour objet ni pour effet, de pourvoir durablement son emploi lié à l’activité normale de l’entreprise, il ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire dans les cas énumérés aux articles 16 et 17, complétés par voie réglementaire.
Cinq hypothèses de recours légitime au CDD sont prévues par ces deux articles :
(1) remplacement d’un salarié, (2) accroissement temporaire de l’activité, (3) emploi à caractère saisonnier, (4) recours au CDD dans certains secteurs ou certains cas fixés par voie réglementaire et, enfin, (5) création d’entreprises, d’établissement ou d’activités nouvelles.
Ainsi, tout recrutement dont l’objet ne correspond pas à l’une des cinq hypothèses est réputé à durée indéterminée, une règle inapplicable en matière de recrutement d’étrangers.
Il bénéficie notamment des dispositions de l’ensemble de la législation du travail, de la convention collective et des usages applicables dans l’entreprise, ainsi que des mêmes conditions de travail que les autres salariés (congés payés, durée du travail, repos hebdomadaire, jours fériés, hygiène et sécurité…).
Aucun préavis n’est à respecter ni de la part de l’employeur, ni du salarié.
L’employeur n’est tenu de payer à son salarié étranger, à l’expiration de la validité du visa, aucune indemnité de quelque nature qu’elle soit, même s’il a passé au service de son employeur plusieurs années par des visas successifs. Il est exclu du bénéfice de toute indemnité de licenciement ou de dommages-intérêts pour résiliation abusive.
Le contrat ne peut être rompu avant l’échéance du visa qu’en cas de faute grave ou de force majeure.
En cas de rupture à l’initiative du salarié par démission, l’employeur aura droit à des dommages-intérêts correspondant au préjudice subi.
Par ailleurs, en cas de résiliation abusive déclarée par le tribunal, l’employeur pourrait être condamné au paiement, au profit de son salarié dont le contrat est abusivement résilié, d’une indemnité correspondante au salaire de la période restante du contrat.
Le salarié étranger dont le contrat est résilié par son employeur en cours de validité du visa, ne peut être embauché par un nouvel employeur en utilisant la période restante de son visa, ce dernier sera tenu de présenter une demande d’autorisation.
Le 26-09-2006Par : Maître M’hamed El Fekkak Aujourd'hui le Maroc
La loi n° 09-08 sur la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel
| Veille juridique : ( Dernière mise à jour Juin 2013)
Le conseil de gouvernement a adopté en date du 06 juin 2013, un projet de loi portant approbation de la convention européenne n° 108 relative à la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel.
La convention vise à garantir le respect des droits et des libertés fondamentales, notamment le droit à la vie privée, à l’égard du traitement automatisé des données à caractère personnel la concernant.
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Veille juridique : ( Dernière mise à jour déc. 2012)
La mise en application
de la loi n° 09-08, promulguée par le dahir n° 1-09-15 du 22 safar 1430 ( 18
février 2009 ), est devenue obligatoire pour l’ensemble des personnes morales
marocaines à partir du 15 novembre 2012.
Ainsi, toutes les
entreprises et organismes sont appelés à respecter la loi relative à la
protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à
caractère personnel.
Le dernier texte intervenu en la matière est :
Le décret n° 2-09-165
du 25 joumada I 1430 ( 21 mai 2009 ) pris pour l’application de la loi n° 09-08
relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements des
données à caractère personnel.
Les deux textes incombent au responsable du
traitement des données à caractère personnel d'assurer le respect des
dispositions de la loi 09-08 et ce, sous le contrôle de la Commission nationale
marocaine pour le contrôle de la protection des données à caractère personnel,
dit CNDP.
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Les droits d'enregistrement en droit fiscal marocain

- Les mutations entre vifs, à titre gratuit ou onéreux, telles que vente, donation ou échange d’immeubles ou de droits réels immobiliers, de fonds de commerce ou de clientèle, de parts dans les groupements d’intérêt économique, d’actions et de parts dans les sociétés ;
- Les baux à rente perpétuelle de biens immeubles et baux emphytéotiques ;
- Les cessions d'un droit au bail portant sur tout ou partie d'un immeuble ;
- Les baux, cession de baux, sous-location d'immeubles, de droits immobiliers ou de fonds de commerce.
LIRE ÉGALEMENT: Les effets de la formalité de l’enregistrement des actes et conventions ..
Retrait du Code de la Route

Report de l'examen du projet du Code de la route à la Chambre des Conseillers
Rabat - Le président de la Chambre des Conseillers, M. Maâti Benkaddour et le ministre de l'Equipement et du Transport, M. Karim Ghellab, ont annoncé, samedi à Rabat, le report, à une date ultérieure, de l'examen du projet du Code de la route au sein de la Chambre.
Ils ont précisé, dans une déclaration conjointe à la presse, que ce report a été décidé afin de recevoir et d'examiner l'ensemble des observations et propositions des professionnels du secteur.
Il sera, ainsi, procédé à l'organisation de réunions au niveau de la direction des transports routiers à Rabat et des différentes wilayas pour recevoir les propositions des professionnels, ont-il souligné.
La conjoncture actuelle requiert davantage de temps pour examiner le projet du Code de la route, d'où le report de son examen au sein de la Chambre des conseillers, a précisé M. Benkaddour, ajoutant que le conseil prend en considération l'intérêt du pays et des citoyens en se donnant le temps nécessaire pour examiner ce projet.
Il a souligné que la commission des Finances, de l'Equipement, de la Planification et du Développement régional examinera les propositions des professionnels du secteur du transport avant de proposer leurs observations et amendements.
Les conseillers reprendront ultérieurement l'examen du projet du Code de la route, a-t-il précisé.
Suite aux débats au sein de la commission et aux grèves qu'a connues le secteur et après des discussions entre le gouvernement et la Chambre des conseillers, il a été décidé le report de l'examen du projet du code de la route dans l'attente de recevoir les revendications des syndicats et des professionnels afin d'en prendre compte lors des débats en commission, a expliqué, pour sa part, M. Ghellab.
Le ministre a souligné que le gouvernement est disposé à prendre en considération les "amendements objectifs", ajoutant que le gouvernement et la Chambre des conseillers sont déterminés à adopter un Code de la route équilibré qui protège les citoyens, redresse la situation dangereuse des accidents de la circulation au Maroc et préserve les intérêts des employés et des professionnels du secteur.
Concernant le mouvement de grève au sein du secteur du transport, M. Ghellab a mis l'accent sur l'importance de la culture de dialogue, qui a permis de franchir des étapes importantes dans plusieurs réformes, portant essentiellement sur le renouvellement du parc des camions et la création d'un guichet social dédié aux professionnels du secteur.
Le projet du Code de la route avait été adopté à la majorité en janvier dernier par la Chambre des Représentants.
Dernière modification 11/04/2009 17:08.
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La loi relative à l’exercice de médecine
«Nos lois sont obsolètes»
Le projet du code de la route

La polémique autour du projet du code de la route se poursuit entre le gouvernement et les grévistes du secteur du transport qui réclament la suppression des peines privatives de liberté. Voici un article de la MAP qui met de la lumière sur ce projet :
Le projet du code de la route vise la revalorisation et la réorganisation de toutes les professions liées au transport ainsi que la protection des usagers de la route et de leurs droits, a affirmé le ministre de l'Equipement et du transport, M. Karim Ghellab.
"Il est important que ces professions aient obligatoirement un certain nombre de règles et de normes de sécurité", a souligné M. Ghellab, dans une déclaration, citant à cet égard le contrôle de la formation de base et de la formation continue, ainsi que le contrôle périodique de cette formation et de l'état de santé des personnes travaillant dans ce secteur.
L'objet du code de la route, actuellement soumis au Parlement pour débat, est de réhabiliter et revaloriser ces professions dans le but de les sortir d'une situation d'informelle qui ne sert ni les intérêts des professionnels concernés, ni leur statut, a observé M. Ghellab.
Le projet permettra également une mise aux normes de ces professions avec des périodes transitoires et des moyens d'accompagnement, a-t-il ajouté, précisant à ce propos que des centres de formation ont été construits, et qu'un programme de formation bénéficiant à 1000 conducteurs a déjà été engagé, outre l'installation d'un simulateur dans le centre de formation à Sidi Maarouf à Casablanca.
"Tout cela va se mettre en oeuvre progressivement pour organiser ces professions afin de garantir une meilleure sécurité routière", a-t-il assuré.
Le projet du code de la route, qui fait partie d'une stratégie globale, vise aussi à inverser la tendance à la hausse des accidents de la circulation qui causent actuellement une moyenne de dix décès par jour, avec une progression de 3 à 5 pc selon les années et quelque 120 blessés graves quotidiennement avec toutes les conséquences que cela implique.
Face à cette situation, le projet du code de la route institue une "nouvelle rigueur et un nouvel ordre pour la sécurité routière", a noté M. Ghellab, ajoutant que le texte prévoit également "un certain nombre de règles qui sanctionnent les mauvais comportements et qui incitent à un ordre collectif".
Les sanctions "dont on entend dire qu'elles sont importantes" ont d'abord un but dissuasif afin que les usagers changent de comportement et respectent le code de la route, ce qui permettra par conséquent de lutter contre l'insécurité routière, a-t-il expliqué, ajoutant que la amendes "ne sont pas instituées pour renflouer les caisses de l'Etat, mais bien pour faire respecter le code de la route".
Le texte n'a pas omis de garantir la protection des droits des citoyens/usagers de la route même s'ils sont en faute, a indiqué le ministre, expliquant que le citoyen ne doit pas se trouver sous une pression exagérée de l'agent de contrôle, dont le rôle est de représenter l'Etat et de faire respecter le code de la route.
"Le projet instaure en outre le droit à réclamer et à présenter des plaintes au tribunal pour demander aux juges de statuer sur l'infraction commise", a-t-il dit, précisant que les dispositions du texte limitent autant que possible la marge d'interprétation de la loi par les agents de contrôle.
"Nous recourons au maximum à cet égard aux techniques nouvelles, à savoir le contrôle par radar automatique qui annule complètement l'intervention des agents de contrôle et les pesées des surcharges seront automatiques", a-t-il souligné.
Le contrôle de l'alcoolémie sera basé sur des instruments de mesure étalonnés, a ajouté M. Ghellab, indiquant que les agents de contrôle devront obligatoirement porter des badges avec nom, prénom et qualité et que les points de contrôle seront pré-signalisés.
"Le contrôle n'en sera que plus transparent, plus simple et plus orienté autour de la prévention plutôt que du paiement de l'amende", a-t-il affimé.
M. Karim Ghellab a rappelé que le projet du code de la route est soumis au Parlement où "le débat sera tranché", invitant l'ensemble des professionnels et des parties concernées à formuler leurs avis à son sujet.
MAP
la loi 18-00:la guerre reprend entre les conseillers juridiques et les notaires




